Pascal POIGET auteur de l’ouvrage « L’écriture de l’indépendance, George Sand et l’invention d’une liberté éditoriale » présentera son ouvrage, le 3 juillet prochain à partir de 15h30, au grenier littéraire, au-dessus de la librairie du Domaine George, et échangera avec le public sur la conception qu’avait George Sand de son métier d’écrivaine.
Dans ce cadre, la comédienne Sophie TELLIER nous lira des extraits de la correspondance de George Sand en rapport avec le sujet.
Un événement organisé par Les Amis de Nohant en partenariat avec la Bibliothèque Intercommunale de La Châtre.
Accès libre et gratuit.
Ci-dessous un extrait du retour de Georges BUISSON à Pascal POIGET à propos de « L’écriture de l’indépendance”:
Comme dirait G. Sand à Tourgueniev : « Je l’ai lu d’une seule haleine ! »
Il m’a passionné.
Votre regard sur les motivations de George Sand à recourir à l’écriture est tellement pertinent ! La positionner comme écrivaine professionnelle, sans doute la première, est d’une grande justesse. Votre regard singulier sur la manière dont elle a conduit son œuvre en tant qu’artiste et professionnelle est particulièrement juste.
Cette approche « professionnelle » est judicieuse, elle détermine ce que vous nommez « un acte éditorial fondateur ».
G. Sand servait doublement de son écriture : pour gagner « honnêtement » sa vie, disait-elle mais aussi pour partager sa vision du monde. Comme vous le dites si bien : « Son nom est lié à une voix, à une conscience, à une responsabilité individuelle. »
Vous relevez, par ailleurs et à juste titre, le courage qu’il lui fallut pour exister dans un secteur entièrement confisqué par les hommes et se positionner politiquement et socialement dans son siècle.
La recherche que vous avez menée sur ses relations à ses éditeurs est précieuse. Elle indique combien « elle menait ses affaires » sans jamais renoncer à l’essentiel, c’est-à-dire son honnêteté.
J’ai beaucoup apprécié son « implication dans la durée » pour exister et perdurer. Et surtout j’adhère totalement à votre analyse : « Sand accepte la médiation, mais refuse la dépossession. » C’est si juste ! Ces choix comme vous l’affirmez ne sont « ni populistes ni opportunistes ».
J’ai trouvé aussi votre analyse sur la façon dont l’œuvre fut perçue, avec votre formule épatante : « fascination et soupçon » particulièrement adaptée.
Vous avez raison de dire que jamais Sand ne méprisa son public, tout comme elle ne fut jamais « captive ».
