C’est avec une immense tristesse que les Gâs du Berry ont appris la disparition de leur ami et ancien président, Michel Sallandre.
Personnalité bien connue dans notre région, Michel aura consacré près de trente années à la Société des Gâs du Berry, qu’il avait rejoint en 1996, porté par un attachement profond à notre culture et à nos traditions. Durant toutes ces années, il s’est investi avec énergie et conviction, toujours soucieux de faire vivre, de défendre et de faire connaître ce patrimoine berrichon qui lui était si cher. Michel fut président de la Société des Gâs du Berry pendant six années. Une responsabilité qu’il exerça avec enthousiasme et disponibilité, parfois avec les difficultés inhérentes à une telle fonction, mais toujours avec une attention particulière portée aux sociétaires. Il aimait échanger, proposer, défendre ses idées et faire avancer les projets. Il était également attentif au bien-être de chacun et savait être présent autour de ses amis.
Mais au-delà de son engagement et des responsabilités qu’il a assumées, c’est avant tout un homme profondément attachant, généreux et bienveillant que les Gâs du Berry garderont dans leur cœur. Michel était jovial, chaleureux et profondément optimiste. Il avait cette façon bien à lui de regarder la vie et de communiquer son enthousiasme à ceux qui l’entouraient. Il aimait dire à ses amis des Gâs du Berry : « Vous êtes tous formidables, et n’oubliez jamais : la vie est belle ! »
Aujourd’hui, ces mots prennent une résonance toute particulière. Ils sont à l’image de Michel, de sa manière d’être et de cette énergie qu’il savait transmettre autour de lui. Son amour du Berry était sincère et profond. Issu d’une famille imprégnée de notre culture et de nos traditions, Michel avait à cœur de prolonger cette histoire familiale en rejoignant les Gâs du Berry. Il souhaitait contribuer, à sa manière, à faire vivre et transmettre ce patrimoine. Malgré une vie professionnelle riche et intense, il était resté profondément attaché à sa région, et tout particulièrement à son pays autour de Briantes. Il aimait ses paysages, ses habitants, ses histoires et cette culture populaire qui constitue une part essentielle de l’identité de notre territoire.
Sa carrière de grand reporter l’avait pourtant conduit à parcourir de nombreux endroits et à vivre des expériences exceptionnelles. Il avait beaucoup voyagé, beaucoup observé, beaucoup rencontré. Mais toutes ces découvertes n’avaient jamais altéré son attachement à son Berry. Bien au contraire, elles semblaient avoir renforcé chez lui le plaisir de retrouver cette terre à laquelle il était profondément lié.
Et puis il y avait la musique. La cornemuse occupait une place particulière dans sa vie. Jouer, partager, faire résonner les airs traditionnels avec ses amis des Gâs du Berry était pour Michel un véritable bonheur.
Il avait encore des projets. À l’approche de ses quatre-vingts ans, il envisageait même de s’offrir une nouvelle cornemuse. Cette idée en dit beaucoup sur l’homme qu’il était : malgré les années, il conservait cette envie d’apprendre, de jouer, de participer et de continuer à vivre pleinement ses passions. Michel était ainsi. Il aimait la vie et voulait en profiter. Curieux, volontaire et enthousiaste, il avait toujours envie d’avancer, de découvrir, de partager et de prendre part aux projets qui lui tenaient à
cœur.
Aujourd’hui, sa disparition laisse un immense vide parmi les Gâs du Berry. Son départ, si soudain et si inattendu, est particulièrement difficile à accepter pour tous ceux qui ont
eu la chance de le connaître et de partager avec lui ces nombreuses années. Nous perdons un ancien président, un musicien, un défenseur de notre culture, mais surtout un ami et un compagnon de route avec lequel nous avons partagé tant de moments : des spectacles, des
rencontres, des fêtes, des discussions, des projets, des éclats de rire et bien sûr de nombreux moments de musique.
Michel aimait dire, non sans malice, qu’il était né avec « une grande gueule ». Ceux qui le connaissaient savaient que derrière cette personnalité affirmée se cachait surtout un cœur immense. Un cœur rempli de générosité, de fidélité, de gentillesse et de bienveillance.
C’est cet homme-là que nous voulons garder dans nos souvenirs. Nous nous souviendrons de sa voix, de son rire, de ses coups de gueule parfois, de son enthousiasme, de sa présence et de sa façon bien particulière de nous rappeler de profiter de la vie.
À sa femme « Ma Danièle » adorée, à sa famille et à tous ses proches, les Gâs du Berry souhaitent exprimer leur profonde sympathie et leur affection. Dans cette épreuve douloureuse, nous partageons leur peine et leur adressons nos pensées les plus chaleureuses.
Et parce que nous savons que tu n’aurais certainement pas voulu que nous gardions seulement nos larmes, nous essaierons de continuer à regarder la vie avec cette énergie que tu nous transmettais.
Aujourd’hui, les Gâs du Berry jouent une « Bourrée en larmes majeures ». Des larmes pour faire vivre sa mémoire, pour Michel, pour leur ancien président, pour leur copain, pour leur ami.
Ce qui est sûr, c’est qu’au milieu des notes, nous entendrons encore sa voix :
« Vous êtes tous formidables… et n’oubliez jamais : la vie est belle !
Les Gâs du Berry
